Petits bonheurs et petites peines au quotidien

Publié le par Lutecia

Ce matin, en surfant sur mon forum préféré, je me suis dirigée vers un tout jeune Blog (comme le mien Hi !) mais fort prometteur et j'ai apprécié ce que j'y ai lu. Notament, un article sur le Kaizen que je ne vais pas développer ici, pour cela je vous invite à aller le lire directement sur le blog de "La vie zen". J'y reviendrai sans doute plus tard.

Non. Sur ce même site, j'ai lu un autre article sur un petit exercice qui consiste, en fin de journée, à lister 30 petits bonheurs de sa journée, 30 petits instants furtifs que nous avons savourés, même l'espace d'un quart de seconde. Le lendemain, l'exercice propose de recommencer mais avec 40 de ces petits instants magiques, suggérant que nous serions dès le lendemain plus attentifs à ces petits bonheurs.

Je suis d'accord. Il s'agit d'un exercice très positif qui nous permet sans doute d'apprécier nos instants présents au lieu de vouloir courir après le grand bonheur très dur à atteindre même du bout du doigt.

Mais voilà, celui-ci m'a soulevé une interrogation.

N'est il pas réducteur de s'arrêter que sur les instants positifs de sa journée ? Faut il nécessairement faire abstraction de ses peines, même si minimes qu'elles aient pu être, pour tendre vers l'Epanouissement ?
Si nous prenons la pleine conscience de celles-ci, ne nous apprendraient elles pas des choses sur nous ? Ne seraient elles pas riches d'un enseignement utile à notre Epanouissement également ?

Hier par exemple, j'avais un petit moral. J'ai laissé une note dans Mes joies et mes peines dans laquelle je mentionnais que ce qui m'avait peiné dans ma journée était de m'être forcée  à  sourire  à  mon fils de 2 mois  pendant que je le changeais alors que j'avais des larmes plein les yeux.
En y repensant, je me dis que le petit ne s'en serait sans doute même pas souvenu ce matin. Mais qu'est-ce que cela cache?
Sans doute que je suis une maman qui veut toujours faire face, toujours montrer un visage heureux et souriant à son bébé. Cela, dans mon souhait de lui apporter le plus de bien-être possible et de le préserver le plus longtemps possible des soucis de la vie qui l'attendent.
Mais ne fais je pas fausse route ?
Est ce qu'en (ré)agissant ainsi je ne le prive pas d'un enseignement qui est aussi "nous sommes des êtres humains avec des émotions, et celles-ci, quelles qu'elles soient, doivent pouvoir s'exprimer" ? "Pleurer n'est pas un aveu de faiblesse" ?
Peut-être. Mais je veux tellement le préserver de la "dépression". J'aimerais tant qu'il soit d'un naturel optimiste (comme sa maman Hi, Hi !) et constructif. Voilà, j'avoue une peur que j'ignorais, mon impuissance face à la dépression des gens que j'aime. Sans doute liée à un vieux souvenir de voir ma maman pleurer quand j'étais petite et de ne pas savoir quoi faire à part partir me planquer.

Peut-être aurais je du donner libre court à mes larmes et lui dire tout simplement "Tu sais mon coeur, ta maman est triste en ce moment. Mais ce n'est pas ta faute. J'ai juste besoin d'un peu de temps. Toi, mon amour, continues à me sourire, à faire tes "gailles" et tes "areuh", à réclamer tes tétées. Tu me donnes ainsi plein de joie qui me réchauffe le coeur."

Voilà. Rien que ça, je viens d'apprendre beaucoup sur moi-même et je gèrerais peut-être différemment la situation si elle venait à se représenter.

Donc, petite conclusion. Je ne crois pas qu'il faille occulter nos peines et nos tristesses, mais se pencher dessus un petit instant et en tirer un enseignement qui peut nous permettre d'avancer et de retrouver un peu de sérénité aussi.

Publié dans Réflexion

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Soeurette 15/11/2008 01:08

Joies, bonheur, peines et tristesse se partagent ... Toutes ces emotions sont nécessaires pour nous faire avancer ... Puis elle marquent un temps d'arret dans notre vie, dans notre esprit ... Laissants des souvenirs ..
N'ai Honte de pleurer devant lui... Le jour viendras où c'est Lui qui te prendras dans ses bras pour te reconforter ... ainsi te remerciant du Beau sourir cachant des larmes que tu lui avait offert pour ses 2 mois...
Tu es une bonne maman Ma soeur... N'ai crainte... Tu es une maman aimante, Et Ca c'est la plus belle chose qui pouvait arriver pour notre petit Hadrien ...

Je vous aime...

Lutecia 15/11/2008 10:44


Je t'aime aussi ma soeur. Oui, je ne cache plus mes larmes. Je lui parle à mon petit bonhomme de mes émotions et je lui dis qu'il n'est en rien responsable de cela. Quand nous pleurions tous les
deux de notre coté suite à un biberon très difficile qu'il n'a pas voulu accepter, je suis allée lui parler. J'ai l'impression que du haut de ses 2 mois il m'avait écouté et petit à petit nous
avons séché nos larmes pour finir par rire ensemble parce que je souflais sur ses petits poissons et ça l'a fait maré.